Bulle
Chroniqué le 9 janvier 2026 par Orson
Prélude : L’Éveil de Bulle
Note du MJCe texte constitue l’introduction officielle de l’univers et le point de départ de l’aventure pour Bulle.
C’est un honneur d’avoir été nommée et d’être envoyée en mission. Tu en connais l’importance pour le cercle de fées : votre survie en dépend, c’est une mission importante. Il vous faut connaître le monde extérieur pour ne pas être pris au dépourvu si les choses changent. Si votre monde chaotique vous a appris quelque chose, c’est qu’il faut toujours être prêt à s’adapter. Ne pas se figer dans le temps. Sinon, on est perdu et on s’efface. Littéralement. Le monde nous gomme. Il en va ainsi pour les fées : évoluer, naviguer sur les flots temporels ou disparaître. Donc régulièrement, une fée est élue et envoyée en dehors du cercle soit dans la féerie, soit dans le monde matériel pour en apprendre le plus possible et ramener ses connaissances au cercle, les enseigner aux plus jeunes et garantir la survie de tous.
C’est un honneur d’avoir été nommée pour franchir le portail vers le monde matériel. Un grand signe de confiance de te confier l’avenir du clan. C’est un honneur… et un poids énorme ! Et ça fait peur de partir ainsi seule dans un monde connu uniquement à travers des fables… Mais c’est fait, tu ne pouvais pas refuser. Te voici donc dans une forêt mais composée d’arbres et non de champignons. Une chose ne change pas : c’est l’hiver ici comme chez toi. Heureusement, tu es préparée et tu as des vêtements chauds.
Cela fait à peine quelques heures que tu es dans cette forêt que tu croises une créature. Ton premier réflexe est de te cacher et d’observer : Il s’agit d’un Grung. Il y en a donc aussi ici. Mais celui-ci semble sur le point d’être effacé : il avance difficilement, à bout de force, en s’appuyant sur un grand baton. Sa peau qui devrait être verte, apparemment, vire au bleu à cause de froid. Car ce grung est totalement nu, dans une forêt humide en plein hiver.
« Boum ! » Tu as à peine le temps de finir ta réflexion que le grung s’écroule au sol. Tu te précipites : il est inconscient et frigorifié. Tant bien que mal, tu le transportes dans une grotte que tu avais heureusement repérée non loin. Tu utilises tes pouvoirs pour communiquer avec les animaux pour qu’ils t’aident : ramener ce qu’ils peuvent de feuilles et de branchages secs. Même si ce n’est pas ton monde, tu trouves effectivement de l’aide et les animaux t’écoutent. Pendant ce temps, tu vérifie que le grung ne souffre de rien d’autre que du froid et tu t’arranges pour le garder en vie. Tu le recouvres d’une de tes couvertures puis des feuilles ramenées par les animaux tout en allumant un petit feu avec les brindilles. Visiblement, tes soins sont rapidement efficace et la couleur de la grenouille s’éloigne du bleu pour revenir vers un vert pâle.
Après quelques heures, le grung semble revenir à lui. Tu lances donc le sort te permettant de communiquer avec les animaux mais il semble totalement inutile ici. Bon à savoir… Le grung te regarde un peu éberlué et essaie de te parler : il a des difficultés mais semble connaître en partie le commun. Vous arrivez donc à échanger quelques mots et tu comprends qu’il cherche du sable. Une fois qu’il est capable de marcher, tu l’emmènes donc à la Chenarde (d’après les informations que tu as eu en partant, c’est le nom de la rivière que tu as croisé plus tôt et que tu dois suivre vers le nord) car il y avait du gravier fin et du sable sur les berges. Sur place, tu constates avec surprise que le grung se plonge dans ce sable dur et froid et y reste un moment. Bien que cela ne semble pas l’aider à se réchauffer, il en sort en bien meilleurs état.
Tu apprends ensuite, après avoir confié des vêtements à la grenouille, qu’il a quitté le désert (des grungs du désert ? Ce monde est bien étrange) et voyage vers le nord lui aussi. Une histoire de sable encore, mais qui semble mauvais. Tu lui proposes de faire la route ensemble. Vous repartez donc, quittez la forêt pour arriver sur de grandes plaines totalement couvertes de neige. Ton compagnon découvre apparemment ce que c’est donc tu lui expliques. Tu vois une grande détresse dans ses yeux quand tu lui dit que c’est le début de l’hiver et que ça va durer encore des semaines.
Vous arrivez finalement aux abords d’un petit village humain qui n’a rien de notable : quelques maisons, surtout en bois, d’autres visiblement plus anciennes en pierre. Mais une chose marque les esprits en arrivant ici : le chêne immense qui trône au milieu de la place. G’mas, c’est le nom du batracien, ne parle plus. Il tremble malgré les vêtements. Visiblement, il ne s’est pas encore habitué au climat. Il est sans doute bon de trouver un endroit chaud pour la nuit donc tu décides d’aller chercher une taverne chaude. Bon, avouons le, tu apprécierais aussi un lit et un bon feu pour la nuit. Vous avancez donc vers l’auberge « à l’ombre du chêne »