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G'Mas

Chroniqué le 9 janvier 2026 par Orson


Prélude : L’Éveil de G’Mas

Note du MJ
Ce texte constitue l’introduction officielle de l’univers et le point de départ de l’aventure pour G'Mas.

Tu marchas longtemps. Très longtemps. Suffisamment pour que le sable laisse petit à petit place à de la roche. Et la roche commença à se couvrir de mousse par endroit. Des cactus pousse de ci de là… Mais le sable est toujours présent, et pire, les traces du sable sombre sont aussi là.

Puis le sable commença a se faire plus rare. La végétation passa de mousse à herbe, de cactus à buissons épineux, puis à arbustes… Tu découvris un paysage que tu ne connaissais qu’en « songe ». Et rapidement, tu fis ta première expérience de la pluie, une toute petite bruine qui devient une ondée. Ces mots que tu connaissais par tes rêves, tu pouvais les vivre pour la première fois. Et ce n’était pas agréable !

Le contact de l’eau, oui. Même si ton corps s’est adapté au désert, au sable, à la sécheresse, il garde la mémoire de l’eau. Et ce contact aurait été une béatitude si ça n’avait pas été si froid ! Quel est donc ce pays de fou ? Peut-on vraiment vivre avec des température si basse ? Même les nuits dans le désert ne sont pas si pénibles.

Et ce n’était que le début. Durant ses voyages nocturnes, ton esprit avait ressenti que tu devais partir vers le nord. Tu as donc suivi les étoiles et tu as marché tout droit. Mais plus tu avances, plus la température baisse. Tu finis par croire que ton esprit a été berné par le sable sombre et que tu pars droit vers ta mort.

Ça et là, tu croises des regroupements d’habitations humaines, des villages. Tu t’y rends pour comprendre comment ils survivent. Apparemment, ils sont plus adaptés à ce climat et en souffre moins. Leurs fourrures étranges semblent en être pour beaucoup. Donc tu poses des questions mais ils ne semblent pas te comprendre. Les créatures d’ici ne parle pas ton dialecte ? Pourtant, que ce soit les grungs, le sable et même ces satanés scorpionoïdes, tous se comprennent dans le désert… Ton pays te manque… Mais tu n’abandonneras pas pour si peu ! Tu as une mission et tu l’accompliras !

Donc, ne pouvant communiquer, tu t’installes là où il y a des gens (et si possible de la chaleur) et tu écoutes. Tu reconnais certains mots entendus dans tes voyages nocturnes. D’autres reviennent souvent. Petit à petit, tu comprends certaines choses en observant, en écoutant, en te concentrant.

Et tu continues ton voyage. Toujours vers le nord. Et toujours plus froidement. Apparemment, tu as cru comprendre qu’il s’agissait de l’hiver. L’hiver, c’est comme la nuit dans le désert : tout est plus calme, les prédateurs se cachent et les températures chutent. Sauf que ça dure plusieurs jours. Tu n’as pas compris combien mais apparemment beaucoup. Tu espères que ce soit vite fini. C’est sûrement ce que voulais dire cet humain « Ce n’est que le début ! ». Ça veut obligatoirement dire que ça se termine bientôt et qu’on va de nouveau pouvoir vivre normalement.

Tu vois que ces créatures étranges donnent leurs fourrures aux autres. Un système de troc basé sur un métal brillant. Et ils appellent ça des vêtements. Tu essaies d’en obtenir un petit d’un humain mais il semble refuser si tu n’as pas de métal à lui donner. Le sôt, il a même refuser ton sable.

Tu quittes finalement les plaines des hommes pour arriver dans une forêt. Drôle d’endroit ou les cactus sont très nombreux, durs, sans épines pour la plupart et tellement grands. Bon, tu sais que ce sont des arbres, tu en as déjà vu. Mais c’est la première fois que tu en vois dans le monde réel, et tant que tu peux à peine voir à 100 mètres devant toi. L’avantage : ça procure un abri au vent et à la pluie. Mais pas au froid. Et autre souci : ça fait 5 jours que tu n’as pas pu te rouler dans le sable. Ta peau te tire, elle gratte… et tu te sens fatigué. Mais tu tiens debout et tu avances. Encore un jour. Encore deux jours. Encore 3 jours… tu t’effondres.

Tu te réveilles. Tu es dans une grotte, apparemment. Il y fait chaud. Tu sombres de nouveau. Tu reviens à toi, toujours au même endroit, couvert d’un tapis de feuille. Tu regardes autour de toi : il y a une créature humanoïde. Elle fait ta taille mais ressemble à un humain. Sauf qu’elle a des ailes. Tu reconnais alors une fée : tu en as déjà croisé plusieurs dans le songe. De toutes évidences, elle a pris soin de toi. Voyant que tu es conscient, elle invoque une magie puis te parle. Tu ne comprends qu’elle était ce sort car tu ne te sens pas mieux (ni plus mal) et tu ne la comprends pas plus que les humains. Mais assez pour échanger quelques phrases. Elle comprend que tu cherches du sable et te conduits au bord d’un cours d’eau. Sur la berge, une étendue de sable, enfin ! Tu te jette dessus mais il est dur et froid… Mais pas le choix, il faut que tu t’y plonges.

La fée, qui s’appelle Bulle, voyage aussi pour découvrir le monde. Elle a quitté son clan et remonte la Chenarde (apparemment le nom de l’eau ici). Elle te propose de l’accompagner, comme vous partez tous les deux vers le nord. Elle t’a aussi confié des vêtements qu’elle avait. Et effectivement, ça t’aide bien à garder la chaleur.

Vous voyagez donc ensemble, apprenant à mieux communiquer ensemble. Vous quittez la forêt pour retrouver les plaines mais celles-ci sont blanches, couverte d’un tapis magnifique, scintillant, moelleux et crissant sous la patte… mais tellement froid ! Bulle t’explique que c’est de la neige. C’est ce qui remplace fréquemment la pluie l’hiver. Et tu comprends aussi que l’hiver est loin d’être terminé. « Ce n’est que le début »… Tu ne risques pas d’oublier cette phrase.

Vous arrivez ensemble dans un village en début d’après midi, espérant y trouver un endroit ou passer la nuit au chaud (même Bulle souhaiterait mieux qu’un feu de camp à peine protégé du vent). Tu as du mal à te concentrer, totalement transi que tu es, mais tu remarques quand même quelques personnes autour de toi, d’un genre que tu ne connais pas. Et tu remarques surtout cet arbre gigantesque, seul au milieu du village et ça te frappe alors : c’est lui ton objectif. C’est vers lui que tu marchais depuis des semaines. Il ne te reste plus qu’à comprendre pourquoi lui, pourquoi ici. Mais d’abord le feu…